Very Bad Trip

Certaines histoires marquent. Il faut les digérer avant de les raconter. C’est pourquoi, je n’ai pas eu envie d’écrire avant aujourd’hui.
Vendredi, je suis partie en reportage avec Papy à Issoudun. Soit à 245km de voiture de Paris. Au programme: vernissage d’une exposition de François Arnal et dîner avec des invités triés sur le volet. Tout se passe bien jusqu’à ce qu’on arrive à l’hôtel à plus de minuit. Là, pas de veilleur de nuit. Aucun moyen de récupérer la clé de nos chambres. Papy décide alors d’appeler l’hôtel de la Gare. Arrivés dans cet endroit, qui faisait plus hôtel de passes qu’autre chose, j’ai comme un sale pressentiment. Ce vieux porc n’avait réservé qu’une chambre!
Il est 2h du mat’. Je suis dans le trou du cul de la France. J’ai peu de solutions. Je monte dans la chambre, me fout sur un lit. J’étais tellement choquée par la situation que je me suis tapée le fou-rire du siècle. Lui s’allonge sur l’autre et commence à me poser des questions sur moi, ma vie…Sincèrement, je n’ai pas vraiment répondu. J’étais glacée. Mais j’ai bondi du lit quand » il m’a demandé combien de mecs j’avais eu dans ma vie ». Là, j’ai pété un plomb. C’était trop pour moi. Je l’ai insulté. J’ai hurlé et réveillé tout l’hôtel. Je n’ai pas été violée au sens propre, mais il a touché à mon intimité. Il est passé outre ma réserve.
Quatre heures après, nous reprenions la voiture direction Paris. 245 km, sans un mot de ma part. Enfin presque… Au kilomètre 154, il me dit : « Je ne suis pas un gougeat. Je ne t’ai pas violé. En plus il y avait des lits jumeaux « . Forcément, je suis repartie en live pendant un petit quart d’heure! Arrivés en bas de chez moi, j’ai pris mes affaires en silence. Dès que j’ai poussé la porte de mon appart’, j’ai pleuré comme pas possible, et appelé les copines. Puis je me suis fait un bain avec Armin en fond sonore…Quand j’y repense, quel bad trip!
Etre un jeu ravensburger: pas facile à assumer tous les jours…
Andy